La France est l’un des rares pays au monde à disposer d’un service public chargé d’étudier les observations d’OVNI : le GEIPAN, pour Groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés. Rattaché au Centre national d’études spatiales (CNES) à Toulouse, il recueille les témoignages, mène des enquêtes et publie ses conclusions. Il préfère au mot « OVNI » l’expression PAN, pour phénomène aérospatial non identifié.
Une histoire qui commence en 1977
- 1977 : création au sein du CNES du GEPAN (Groupe d’études des phénomènes aérospatiaux non identifiés), dirigé à ses débuts par l’astrophysicien Claude Poher.
- 1981 : le GEPAN enquête sur le cas de Trans-en-Provence (Var), où un témoin affirme avoir vu un engin se poser dans son jardin. Les traces relevées au sol en font l’un des dossiers les plus célèbres du service.
- 1988 : le service devient le SEPRA et élargit sa mission aux rentrées atmosphériques de débris spatiaux.
- 2005 : il prend le nom de GEIPAN.
- 2007 : la France devient pionnière en publiant en ligne ses archives, ouvertes à tous.
La classification A, B, C, D
Chaque cas étudié reçoit une lettre :
| Classe | Signification |
|---|---|
| A | Phénomène parfaitement identifié (satellite, avion, planète, lanterne…) |
| B | Phénomène probablement identifié, avec un doute résiduel |
| C | Non identifiable faute de données suffisantes ou fiables |
| D | Non identifié malgré des données précises et une enquête approfondie |
Les cas D ne représentent qu’une très faible part du total, de l’ordre de quelques pour cent. Ils ne prouvent pas l’existence d’engins extraterrestres : ils signifient qu’aucune explication n’a pu être établie avec les moyens disponibles. Le GEIPAN a d’ailleurs fait évoluer sa méthode et reclassé une partie de ses anciens dossiers à la lumière de nouvelles connaissances.
Comment signaler une observation au GEIPAN
- Remplissez le questionnaire en ligne disponible sur le site cnes-geipan.fr, ou déposez un témoignage auprès de la gendarmerie, qui le transmet au service.
- Soyez aussi précis que possible : date, heure, lieu, direction, durée, photos ou vidéos originales.
- Un enquêteur peut vous recontacter. Le traitement d’un dossier peut prendre plusieurs mois, parfois davantage pour les cas complexes.
Vous pouvez aussi publier votre témoignage sur OVNI France : les deux démarches sont complémentaires. La nôtre permet de comparer rapidement votre observation avec celles d’autres témoins de votre département.
Que retenir des archives du GEIPAN ?
Les archives montrent l’évolution des méprises au fil des décennies : les rentrées atmosphériques et les ballons dans les années 1970 et 1980, l’explosion des lanternes volantes à partir de la fin des années 2000, puis les satellites Starlink depuis 2019. Les cas D, eux, restent étudiés et discutés, aussi bien par les sceptiques que par les ufologues. Pour comprendre la grille utilisée par les ufologues pour classer les observations, lisez notre article sur la classification de Hynek, et pour le débat sur l’hypothèse extraterrestre en France, notre dossier sur le rapport COMETA.
Née en France mais d’origine Ougandaise et âgée de 49 ans, amoureuse de la cuisine africaine transmise par mes ancêtres, je partage avec passion les saveurs et les traditions culinaires de mon héritage familial.
