Image à la une : Illustration : cette image ne représente pas l’observation d’origine.
Le 29 août 1967, dans un pré du Cantal, un garçon de 13 ans et sa sœur de 9 ans affirment avoir vu une sphère lumineuse et quatre petits êtres vêtus de noir. La rencontre de Cussac est l’un des rares cas français de rencontre rapprochée du troisième type rapportés par des enfants, et l’un des rares à avoir fait l’objet d’une enquête officielle.
Le récit de François et Anne-Marie Delpeuch
Ce matin-là, François Delpeuch et sa sœur Anne-Marie gardent une dizaine de vaches au lieu-dit Les Tuiles, à environ 800 mètres du village, en bordure de la route départementale. Vers 10 h 30, les vaches s’agitent. En se retournant, François aperçoit de l’autre côté de la route quatre petits êtres noirs, d’environ un mètre, près d’une sphère très brillante d’environ deux mètres de diamètre.
Les êtres s’élèvent dans les airs pour regagner la sphère, qui décolle en tournoyant avec un léger sifflement et disparaît vers le nord-ouest. Les enfants décrivent une odeur de soufre. Dans les jours suivants, ils souffrent d’irritations et de larmoiements des yeux. Un gendarme arrivé peu après sur les lieux note lui aussi une forte odeur de soufre.
Trois enquêtes en dix ans
- 1967-1968 : des enquêteurs d’une association ufologique, le GEPA, recueillent les premiers témoignages et publient leur rapport en 1968.
- 1978 : le GEPAN du CNES envoie une équipe de quatre enquêteurs, dont un magistrat et l’ingénieur Jean-Jacques Velasco. La reconstitution conclut à la cohérence et à la sincérité des deux témoins.
- Les années 2000 : le Cercle zététique rouvre le dossier et propose une explication conventionnelle.
Les hypothèses
Pour les ufologues, Cussac est l’un des meilleurs témoignages de RR3 selon la grille de Hynek : des témoins jeunes, sans intérêt pour le sujet, un récit stable et des effets physiques. Les sceptiques avancent une méprise avec un hélicoptère à cockpit bombé, dont le reflet au soleil aurait pu évoquer une sphère, et les silhouettes de ses occupants. Ils rappellent aussi qu’une radio régionale avait promis, peu avant, une prime au premier qui verrait des « Martiens ». Aucune de ces explications n’a été démontrée.
Le lieu et le contexte
Cussac est une petite commune du Cantal, proche de Saint-Flour, sur la planèze, un plateau volcanique consacré à l’élevage. En 1967, aucun service officiel n’est encore chargé des phénomènes aérospatiaux non identifiés, les PAN : le GEPAN ne sera créé qu’en 1977. Les premières constatations sont donc faites par la gendarmerie, puis par des enquêteurs bénévoles. Ce contexte explique pourquoi le dossier repose avant tout sur les témoignages et non sur des mesures.
Les points forts et les points faibles du dossier
- Points forts : deux témoins dont les récits concordent, des enfants sans intérêt connu pour le sujet, une constatation rapide par un gendarme, et un récit resté stable lors de la reconstitution de 1978.
- Points faibles : seulement deux témoins directs, aucune trace physique analysée en laboratoire, comme ce fut le cas pour les prélèvements de sol de Trans-en-Provence, et une enquête officielle menée onze ans après les faits.
Le récit des enfants rappelle ceux de l’automne 1954, quand plusieurs témoins français avaient décrit de petits êtres près d’un engin posé, comme le montre notre dossier sur les récits d’occupants recueillis pendant la vague de 1954.
Questions fréquentes
Que s’est-il passé à Cussac en 1967 ?
Le 29 août 1967, François et Anne-Marie Delpeuch, 13 et 9 ans, disent avoir vu une sphère lumineuse et quatre petits êtres noirs dans un pré, avant que la sphère ne s’envole.
Où se trouve Cussac ?
Dans le Cantal, en Auvergne, à quelques kilomètres de Saint-Flour, sur le plateau de la planèze. Le pré où les enfants gardaient les vaches se trouve en pleine campagne, au milieu des pâturages.
Les témoins ont-ils maintenu leur récit ?
Oui. Devenus adultes, François et Anne-Marie Delpeuch ont confirmé leur version lors de la reconstitution de 1978, sans chercher à en tirer de notoriété.
Peut-on comparer Cussac à d’autres affaires françaises ?
Oui, notamment à celle de 1965, où un agriculteur provençal décrit deux petits êtres près d’un engin posé dans son champ de lavande. Dans les deux cas, le récit repose sur des témoins jugés sincères mais sans trace physique décisive.
Le cas de Cussac a-t-il été expliqué ?
Non. L’hypothèse d’un hélicoptère a été proposée, mais elle n’a jamais été démontrée, et l’enquête du GEPAN a conclu à la sincérité des témoins.
Cussac dans l’ufologie française
Le cas est cité dans le rapport COMETA, qui reprend les conclusions du GEPAN. Il rejoint les grands récits de petits êtres observés près d’un engin posé, aux côtés de l’observation de Marius Dewilde en 1954 et de la rencontre de Maurice Masse à Valensole en 1965. Pour lire d’autres récits de la région, consultez les témoignages OVNI en Auvergne-Rhône-Alpes. D’autres cas historiques sont analysés dans notre rubrique Dossiers OVNI.
Laurent N. est le fondateur et rédacteur d’OVNI France, qu’il a relancé en 2026. Astronome amateur, il observe le ciel à l’œil nu, aux jumelles et à la lunette, et suit depuis longtemps l’histoire de l’ufologie. Sa méthode : séparer le récit du témoin de l’analyse, confronter chaque observation aux explications connues (satellites, avions, astres, phénomènes atmosphériques) et s’appuyer sur les sources publiques – GEIPAN, AARO, NASA, archives nationales. Ni moquerie, ni crédulité.

