Avant d’investir dans un télescope, une bonne paire de jumelles est le meilleur outil pour découvrir le ciel. Légères, rapides à sortir, faciles à utiliser, elles permettent d’observer les cratères de la Lune, les satellites de Jupiter, les amas d’étoiles et de suivre un satellite ou un phénomène étrange sans le perdre de vue. Voici comment bien les choisir. Par une nuit sans Lune, un simple balayage de la Voie lactée d’été révèle des milliers d’étoiles. Pour vous orienter dès la première soirée, commencez par repérer l’étoile Polaire à partir de la Grande Ourse.
Comprendre les chiffres : 10×50, qu’est-ce que ça veut dire ?
Deux nombres caractérisent toutes les jumelles :
- le grossissement (10 dans « 10×50 ») : l’objet paraît dix fois plus proche ;
- le diamètre des objectifs en millimètres (50) : plus il est grand, plus les jumelles captent de lumière, ce qui est essentiel la nuit.
En divisant le diamètre par le grossissement, on obtient la pupille de sortie (ici 5 mm). Pour l’observation nocturne, une pupille de 5 à 7 mm est idéale, car elle correspond à l’ouverture de l’œil dans l’obscurité.
Les trois formats à connaître
| Format | Pour qui ? | Points forts | Limites |
|---|---|---|---|
| 7×50 | Débutants, observation à main levée, usage marin | Champ très large, image stable, lumineuse | Grossissement modeste |
| 10×50 | Le meilleur compromis pour l’astronomie | Plus de détails, encore utilisable à main levée | Un peu plus de tremblements |
| 15×70 ou plus | Observateurs réguliers | Très lumineuses, révèlent nébuleuses et galaxies | Lourdes, trépied indispensable |
Les critères qui font la différence
- Le prisme : privilégiez un verre BaK-4, plus performant que le BK-7.
- Les traitements : la mention « fully multi-coated » (FMC) indique que toutes les surfaces sont traitées, pour une image plus lumineuse et contrastée.
- Le poids : au-delà d’un kilo, l’observation à main levée devient fatigante.
- Le filetage pour trépied : un simple adaptateur permet de fixer les jumelles sur un pied photo et d’obtenir une image parfaitement stable.
- L’étanchéité : utile pour les nuits humides et l’usage en extérieur.
Que peut-on voir avec des jumelles ?
- les cratères et mers de la Lune, surtout le long de la ligne qui sépare le jour de la nuit ;
- les quatre principales lunes de Jupiter, sous forme de petits points alignés ;
- les phases de Vénus ;
- les Pléiades, l’amas double de Persée, la nébuleuse d’Orion et la galaxie d’Andromède ;
- les satellites et la Station spatiale internationale, faciles à suivre grâce au champ large ;
- et bien sûr, tout phénomène inhabituel : des jumelles révèlent souvent les feux clignotants d’un avion ou la flamme d’une lanterne volante. Attention : on ne pointe jamais des jumelles vers le Soleil sans filtre adapté, même pendant une éclipse solaire comme celle du 2 août 2027.
Nos conseils avant d’acheter
Pour un premier achat, une paire de 10×50 de bonne qualité optique suffit largement. Comptez sur une gamme de prix allant d’une cinquantaine à quelques centaines d’euros selon la qualité. Méfiez-vous des jumelles « zoom » ou des grossissements extrêmes à petit diamètre (20×30, par exemple) : l’image est sombre et impossible à stabiliser.
Pour savoir quoi observer ce soir, consultez notre aide pour reconnaître satellites, planètes et lanternes et notre page sur les trains de satellites d’Elon Musk. La Lune reste la cible idéale pour débuter : notre dossier Lune et OVNI fait le tri entre rumeurs et vrais phénomènes. Vous avez vu quelque chose d’inexpliqué à travers vos jumelles ? Comparez avec les témoignages de lumières nocturnes, puis décrivez votre observation. Lors d’une éclipse totale, elles révèlent aussi très bien la teinte cuivrée de la Lune éclipsée.
Laurent N. est le fondateur et rédacteur d’OVNI France, qu’il a relancé en 2026. Astronome amateur, il observe le ciel à l’œil nu, aux jumelles et à la lunette, et suit depuis longtemps l’histoire de l’ufologie. Sa méthode : séparer le récit du témoin de l’analyse, confronter chaque observation aux explications connues (satellites, avions, astres, phénomènes atmosphériques) et s’appuyer sur les sources publiques – GEIPAN, AARO, NASA, archives nationales. Ni moquerie, ni crédulité.

