Le 21 juillet 1969, Neil Armstrong et Buzz Aldrin posent le pied sur la Lune, pendant que Michael Collins reste en orbite. Plus de 500 millions de personnes suivent l’événement à la télévision. Pourtant, depuis les années 1970, une partie du public reste persuadée que les missions Apollo ont été tournées en studio. Voici les principaux arguments avancés, et ce qu’il faut en penser.
« Le drapeau flotte, alors qu’il n’y a pas d’air »
Le drapeau américain était tendu par une tige horizontale glissée dans un ourlet, justement parce qu’il n’y a pas de vent sur la Lune. Il semble onduler dans les vidéos uniquement quand les astronautes le manipulent pour le planter. Sans air pour freiner le mouvement, le tissu continue d’osciller plus longtemps que sur Terre. Une fois lâché, il reste parfaitement immobile.
« Il n’y a pas d’étoiles dans le ciel »
Les photos ont été prises en plein jour lunaire, avec un sol et des combinaisons violemment éclairés par le Soleil. Pour ne pas surexposer ces éléments, les appareils utilisaient des temps de pose très courts, trop courts pour capter la faible lumière des étoiles. C’est exactement ce qui se produit quand on photographie une rue éclairée la nuit : le ciel paraît noir.
« Les ombres ne sont pas parallèles »
Sur un terrain accidenté, des ombres projetées par une même source lumineuse ne paraissent pas parallèles : elles suivent le relief, et la perspective les fait converger ou diverger. L’effet se reproduit facilement sur Terre au coucher du soleil.
« Les astronautes auraient été tués par les radiations »
Les ceintures de Van Allen, zones de particules piégées par le champ magnétique terrestre, sont bien dangereuses en cas de séjour prolongé. Mais les trajectoires Apollo les traversaient en quelques heures, en évitant leurs régions les plus intenses. La dose reçue par les astronautes au cours d’une mission est comparable à quelques examens radiologiques.
Les preuves qui ne trompent pas
- 382 kilos d’échantillons lunaires rapportés par les six missions Apollo qui se sont posées, étudiés par des laboratoires du monde entier. Leur composition, leur âge et l’absence totale d’eau les distinguent des roches terrestres.
- Des réflecteurs laser déposés sur la Lune par Apollo 11, 14 et 15, toujours utilisés aujourd’hui pour mesurer la distance Terre-Lune au centimètre près, notamment depuis l’observatoire de Calern, près de Grasse.
- Les photos de la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter, qui a photographié à partir de 2009 les sites d’alunissage, les étages de descente des modules lunaires et même les traces laissées par les astronautes.
- Le suivi soviétique : en pleine Guerre froide, l’URSS suivait les missions et aurait eu tout intérêt à dénoncer une supercherie. Elle ne l’a jamais fait.
- Plus de 400 000 personnes ont travaillé sur le programme Apollo. Un secret de cette ampleur n’aurait jamais tenu plus d’un demi-siècle.
Pourquoi le doute persiste
Le contexte de la Guerre froide, la méfiance envers les institutions, le sentiment que l’exploit était « trop beau » et la difficulté à se représenter les conditions lunaires expliquent la longévité de cette théorie. Elle est aussi alimentée par des rumeurs d’OVNI qu’auraient observés les astronautes, un sujet que nous abordons dans notre dossier OVNI et Lune. Les programmes Artemis, qui prévoient de ramener des astronautes sur la Lune, devraient raviver le débat… et apporter de nouvelles images.
Fondateur et éditeur d’OVNI France. Passionné d’astronomie et d’histoire de l’ufologie, il recueille les témoignages d’observations en France et les confronte aux explications connues (satellites, avions, phénomènes atmosphériques), sans moquerie ni crédulité.
